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OBSERVATION
Mme A..., 43 ans entre à la clinique
un vendredi soir pour des douleurs épigastriques
intenses avec vomissements, une température normale, un transit
conservé.
L'examen
clinique retrouve une défense épigastrique
basse, isolée, le reste de l'examen étant
normal.
La NFS retrouve une hyperleucocytose à 13000 GB. L'ASP ne
montre aucun niveau liquide, pas de
calcification.
Une échographie abdominale est réalisée le lendemain
matin: il n'y a pas de lithiase vésiculaire,
le pancréas est normal.
Le bilan hépatique et les enzymes
pancréatiques sont aussi normaux.
Une fibroscopie est réalisée en urgence: elle ne montre
aucune anomalie pouvant expliquer la
symptomatologie.
La décision est prise de faire une cœlioscopie
le lendemain matin.
La cavité abdominale est explorée
dans son ensemble:
La résection est réalisée
par cœlioscopie ; le reste de la cavité
abdominale est normale. Les suites opératoires très
simples, la sortie est autorisée à J+2.
COMMENTAIRES
Cette observation confirme
l'intérêt de la laparoscopie dans les syndromes
douloureux abdominaux non étiquetés. Non seulement
elle permet un diagnostic rapide sans multiplier
l'imagerie qui, dans ce cas, aurait été négative,
mais elle permet de traiter la lésion en évitant
une laparotomie dans bon nombre de cas.
D'autres observations
concernant les infarctus épiploïques ont abouti
aux mêmes conclusions. De même, en cas de doute
entre une sigmoïdite et une appendicite, la cœlioscopie
permet de faire le diagnostic différentiel et si
nécessaire de traiter la lésion.
Il faut certes modérer les
enthousiasmes pour la laparoscopie car il ne peut
s'agir d'un simple examen complémentaire.
Par ailleurs il faut
reconnaître que certains organes ne sont pas
accessibles par cœlioscopie, en particulier le
pancréas, l'arrière cavité des épiploons, qu'un
petit cancer colique est facilement masqué par la
graisse épiploïque.
Les instruments de cœlioscopie
ne permettent pas non plus une palpation correcte
des tissus, élément important dans l'abdomen.
Enfin on connaît bien les
accidents liés à la technique elle-même, ce qui
doit rendre extrêmement prudent dans les
indications opératoires.
Cependant, malgré toutes ces
restrictions, la cœlioscopie peut être un recours
lorsque après un bilan de douleur abdominale le
diagnostic reste hésitant ou incertain. |